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Chasse occasionnelle
Missions biospéléologiques
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La biospéléologie
peut être pratiquée
pour une étude précise
mais aussi au hasard d'une exploration
.
Afin de réussir en toute circonstance, quelques
préparatifs sont nécessaires. Ils sont simples et rapides
et vous permettront d'optimiser vos récoltes en régulant la quantité
des prélèvements et leur qualité.
Des méthodes sont également à respecter pour assurer une bonne conservation des échantillons récoltés.
Missions spécialisées
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Premier conseil  
 
Si vous rencontrez des animaux de grande taille (chauves-souris, loirs, salamandres, grenouilles, ...), laissez-les en paix . Vous pourrez signaler leur présence et leur localisation dans un compte rendu.
 
 
 
Pendant une exploration, un moment d'attention peut porter le regard et le faisceau de la frontale sur une bestiole affolée fuyant la lumière. Une recherche attentive et motivée pendant une chasse à vue permettra cependant de mettre plus de chances.
 
   
 
 
Comment réagir rapidement : Il faut improviser un instrument de capture et trouver un récipient de transport et de conservation.
 
 
     
Pour capturer un invertébré terrestre de petite taille et à réaction de fuite rapide,
   
il faut trouver un instrument accessible évitant d'écraser ou d'endommager l'animal : c'est souvent le doigt ou une brindille imprégnée de salive qui fera l'affaire. Vous pouvez également prévoir un petit pinceau, au cas où, dans la poche de votre combinaison.
   
La prise sera immédiatement enfermée dans une boite : les petits emballages plastiques de films photo sont incassables et faciles à se procurer et à transporter dans une poche accessible.
     
 
Pour les animaux aquatiques,
il faudra disposer d'un récipient de petite taille pour attirer ou pousser la victime (gobelet, cuillère, ...) ou mieux, un aspirateur de fortune : un petit tuyau plastique transparent de 50 cm bien pratique pour remplir le réservoir de la lampe acétylène (le tuyau de la lampe s'il est débranchable). Attention à l'aspiration qui risque de faire avaler l'animal ... et le limon du fond du gour.
Si ce dernier est profond, il suffit de boucher hermétiquement avec le doigt mouillé l'extrémité hors d'eau, d'approcher l'autre extrémité de la future victime et de libérer rapidemnt la sortie d'air pour la voir disparaître dans le tuyau. Le contenu pourra être vidé dans un récipient, à défaut dans le réservoir d'eau de la lampe ... qui sera recueillie soignement à la maison dans une assiette où la pêche continué.
 
Même des professionnels sont pris au dépourvu et ces techniques ont été testées avec des résultats intéressants.
 
 
 
La conservation des échantillons manipulés au pinceau sera assurée dans un flacon contenant de l'alcool à 70 ° dans lequel une étiquette écrite au crayon (critérium) mentionnera le nom de la cavité, la commune, le département, la date et le nom du récolteur.
 
 
   
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méthodes de chasse
       

 

 

 

 

 

 

 

Premier conseil
  A cette étape soyons bien préparés, la sortie spéléologique répondant à un travail précis.
   
Quel matériel emporter ?
 
-
Des piluliers contenant de l'alcool à 70° pour conserver la faune terrestre.
 
-
Des sacs en plastique de congélation pour les débris ligneux et le guano.
 
-
Des bocaux ou boites en plastique pour les animaux aquatiques (à la sortie de la cavité, on ajoutera une cuillère de formol de pharmacie pour un verre d'eau).
 
 
-
Un pinceau et un aspirateur pour les terrestres.
 
-
Un filet à plancton et tuyau d'aspiration (50 cm) pour les aquatiques.
 
-
Un tamis fabriqué avec des chutes de conduites PVC et du tissu (collants, rideaux, ...).
 
-
Eventuellement des appâts si on prévoit de revenir (fromage, débris de crevettes décortiqués, ...).
   
       
Où chercher ?
   
 
En dehors de la faune pariétale voisine des entrées, les parois plus ou moins soumises à la lumière présentent une association caractéristique composées essentiellement d'insectes.
   
Systématiquement rechercher dans les endroits humides et en présence de nourriture.
     
 
Dans les éboulis d'entrée et les fonds de puits
   
Sous les pierres (à remettre en place), à la surface du bois mort (noirci, humide et pourri), dans la litière de feuilles mortes plus ou moins décomposées (humus) qui pourront être également emportées dans une sac plastique.
 
     
 
Dans les voisinages d'apports de matière organique  
 
 
  - autour du guano et à sa surface (dans les accumulations, emporter des échantillons dans des sacs en plastique),
  - dans les racines sortant des fissures des parois,
  - sur (et à la base) de coulées stalagmitiques,
  - sur les bords de ruisseaux souterrains, dans les débris de bois et feuilles déposés, ...
   
   
       
 
Pour les animaux aquatiques  
   
-
Dans les gours et flaques à fond argileux et limoneux : on chasse à vue les animaux flottant à la surface (certains collemboles sont recueillis au pinceau par exemple), les nageurs et marcheurs sur les limons où on repère les traces et parfois les terriers (soulever les pierres et bois immergés sans troubler). Ces derniers seront aspirés au tuyau.
   
     
La technique du brassage avec le filet à plancton permet de récolter le microplancton (crustacés) et de soulever les petits fouisseurs et rampants sans racler le fond pour éviter les problèmes lors du tri. On retourner le fond du filet dans un bocal rempli d'eau à moitié.
   
-
Les ruisseaux et rivières souterraines sont plus difficiles à prospecter à cause du courant. On peut chasser à vue (aspirateur) sur les plages calmes de limons et dans les laisses où les gros crustacés sont attirés par les appâts naturels (bois et feuilles mortes déposées).
 
Il est également possible de créer des pièges : d'appâter si on doit revenir quelques heures plus tard. Dans les entrées de siphon ou laisses profondes, il est possible d'immerger des pièges du type balance confectionnés avec des collants tendus sur des anneaux de fil métallique, des bouteilles plastique découpées, ... Ces pièges, lestés par un caillou par exemple, et retenus par une ficelle seront placés dans les endroits les plus profonds et relevés quelques heures ou jours après.
 
Les filtrages pendant les pompages fournissent d'excellents résultats, surtout quand la pompe termine la vidange du siphon : il faut prévoir des filets de taille et à maille adaptées, des tamis à placer et surveiller.
 
Enfin, il est possible de créer des aménagements pour faire de la récolte systématique en modifiant un déversoir (de mesure de débits) et en plaçant des filets qui filtrent en continu. C'est possible sur les émergences à condition qu'il n'y ait pas d'apport trop important de débris et particules qui pourraient colmater et fair exploser le filet.
     
Quelques remarques importantes  
 
-
Eviter les massacres inutiles : en fonction des facilités, de la variété et de l'abondance, ne pas dépasser 10 % de prises, mais quelques individus suffisent (deux à cinq) de préférence des adultes de grande taille.
 
 
-
Il n'est pas toujours nécessaires de prélever : les papillons (deux espèces faciles à repérer et à déterminer à vue) seront simplement signalés.
 
 
-
Ne pas utiliser les pièges pour les espèces terrestres : des stations ont été décimées après avoir rempli les réservoirs d'animaux morts ne pouvant s'échapper de pièges en fosse abandonnés.
   
 
-
Pour la conservation : n'oubliez pas de mettre une étiquette mentionnant le nom de la cavité, la commune, le département, la date et le nom du récolteur, dans le tube où seront conservées vos prises : un seul tube par station ou cavité (ne pas mélanger).
 
   
   
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méthodes de chasse
       

 

 

 

 

 

 

 
Etroite collaboration entre spéléologues et spécialistes  
 
Il est possible que des spécialistes : chercheurs, universitaires, conservateurs de Museum, ..., fassent appel au savoir-faire des spéléologues et à leurs connaissances des stations. Ce sera pour compléter des données d'aires de répartition, des diagnostics, ...,
 
D'autres ont besoins de matériel vivant ou fixé dans des conditions spéciales pour réaliser des expériences : ils pourront préciser les conditions de capture, de conservation, et de transport, parfois même venir prendre en charge la récolte (avec les autorisations nécessaires).
 
 
La conservation de matériel vivant implique des méthodes de chasse ou de pêche peu traumatisantes et des moyens d'emballages adaptés : tubes ou bocaux plâtrés humides, thermos, ...
 
 
 
Les méthodes de conservation et de fixation sont très diverses en fonction des examens qui doivent être pratiqués :
 
Les planaires par exemple ne supportant pas, sans se désintégrer presque spontanément le moindre écart thermique, il est nécessaire de les fixer après leur récolte au pinceau dans du liquide de Beauchamp (60% alcool 90° + 30% formol + 10 % acide acétique).
 
 
   
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